François Meyroune Migennes la gauche citoyenne

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La survie du Parti ne peut être qu'une métamorphose.. Georges Séguy

J’ai toujours veillé au respect de l’indépendance de la CGT et résisté à tout ce qui pouvait la compromettre, j’ai aussi soutenu le droit pour tous les syndiqués d’avoir en dehors du syndicat l’activité politique de leur choix. Durant mes quinze années de fonction de secrétaire général de la CGT, soucieux d’éviter toute confusion je me suis abstenu d’exprimer publiquement les raisons de mon soutien ou de mes réserves envers la politique de mon parti. J’ai adhéré au Parti communiste il y a soixante-trois ans, au moment où je suis entré en résistance en devenant FTPF. Depuis, j’ai vécu intérieurement tous les événements de la seconde partie du XXe siècle tout en exerçant syndicalement et politiquement mes responsabilités. Me voilà, aujourd’hui, militant de base et très préoccupé par les conséquences de l’échec cuisant de la gauche à la dernière élection présidentielle. Comment n’aurais-je pas envie de prendre part au débat engagé sur l’avenir de mon Parti ?

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L'affaire Grégoire par Guy lavrat

Afin de rétablir la vérité sur l'activité du commissaire spécial des RG pendant l'occupation dans l'Yonne, alors que certains tentent de le faire passer pour un résistant, mon ami et camarade Guy Lavrat publie une étude qu'il vient de terminer. On peut se la procurer et contribuer à son financement pour 5 euros minimum. Si l'on veut la recevoir à domicile, ce sera 10€. S'adresser à Guy lavrat: 13, rue Berlioz 89400 Migennes ou à Jean Cordillot: 5 rue du Professeur ramon 89100 Sens ou encore à Jacques Direz: 6, rue Goulmet 89270 bessy sur Cure. Bonne lecture. C'est passionnant. Gr_goire.JPG

 

L'hypothèse communiste

à lire absolument.

Alain Badiou « L’hypothèse de l’émancipation reste l’hypothèse communiste » Philosophie . Participer à « un nouveau courage » et maintenir contre vents et marées une hypothèse d’émancipation face à l’hégémonie capitaliste et à la volonté de fermeture conservatrice qui travaille le pays : voilà l’une des tâches politiques que s’assigne le philosophe Alain Badiou. Disons le sans détours : le dernier livre d’Alain Badiou (1) est un antidote à l’anesthésie et à la sidération qui ont frappé les esprits depuis le 5 mai dernier. Le principal mérite de ce court essai, fruit d’un séminaire à l’ENS ? Reposer quelques repères clairs contre la « désorientation » dont le pouvoir a fait, avec le maintien délibéré d’un état de peur, l’une de ses principales armes politiques. Au plan collectif, comme au niveau intime, De quoi Sarkozy est-il le nom ? met en mot le malaise ressenti aujourd’hui par ceux qui restent attachés à un idéal d’émancipation humaine. Ce malaise, la seule figure de Sarkozy ne saurait, à elle seule, l’expliquer. Sarkozy est donc pris, ici, comme un symptôme. Sous sa forme ressurgit, suggère le philosophe, un « transcendantal pétainiste » dont la principale caractéristique est « le désir d’un maître qui vous protège » (des étrangers, de la mondialisation, des jeunes, etc.). Sarkozy, produit de la peur. Produit, aussi, d’une histoire française déchirée entre Révolution et contre-révolution, entre Résistance et collaboration, entre désir de liberté, d’égalité et rappels à l’ordre. Entretien.

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Une étude de Guy Lavrat sur l'antifascisme dans les années 30 dans l'Yonne

Le Mouvement d’Amsterdam a été créé à l’initiative de l’IC et du PC(SFIC) en 1932, mais on ne peut pas comprendre cette initiative si on la dissocie des combats du PCF pendant les années 20. Au tout début de cette décennie, c’est encore le flou idéologique au sein des groupes communistes. Une motion du groupe communiste de Migennes publiée par le « Travailleur de l’Yonne » (l’ancien « Travailleur socialiste »,devenu l’organe de la Fédération communiste après le Congrès de Tours) du 12 avril 1922 est significative à cet égard. Ces premiers communistes n’étaient pas des bolcheviks accomplis ni de parfaits disciples de Lénine. Leur motion voit dans l’origine de la guerre de 1914-18 seulement le militarisme et le chauvinisme, et pas du tout l’effet des contradictions inter-impérialistes et du système capitaliste, comme l’enseignait la 3ème Internationale. L’anti-militarisme semble encore dominer, comme avant 1914. La chronique des GDV(Gueules de vaches) est une des plus appréciées dans l’Humanité et dans le Travailleur. On doit signaler à ce sujet la tentative de la fédération communiste de l’Yonne de faire reparaître le « Pioupiou de l’Yonne » en lançant une souscription dans le Travailleur (éditions du 18 janvier 1922 et suivantes). C’est Raymond Guyot, secrétaire – trésorier des J.C. de Tonnerre qui est chargé de centraliser les fonds (il sera secrétaire de l’Internationale communiste des Jeunes et membre du B.P.du PCF)

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Histoire: patriotisme et communisme

Un patriotisme inséparable du combat communiste Pour l’historien Roger Martelli le combat de Guy Môquet s’inscrit dans le prolongement direct du combat antifasciste du Front populaire visant à réconcilier la Marseillaise et l’Internationale. Ce qui frappe dans la mort de Guy Môquet, outre sa jeunesse, c’est sa détermination dans son engagement. Dans la lettre qu’il adresse au président de la Chambre des députés, Édouard Herriot, pour qu’on lui rende son père déchu de son mandat fin 1939, il dit son amour de sa patrie et de la France. Ce langage est-il surprenant pour un jeune homme qui a seize ans en 1940 ? Pour un jeune communiste de l’époque ?

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