Comme une mouche dans un bocal, frénétiquement en tous sens, mais en vain, José Da Silva s'agite depuis plusieurs semaines pour tenter de noyer le poisson et de dédouaner les responsables de la décision de fermeture du lycée professionnel de Migennes, à savoir son ami socialiste F.Patriat, président de la Région Bourgogne. Tâche ardue sinon impossible, tellement les faits sont accablants. Rappels: C'est le Conseil Régional dirigé par les socialistes qui gère les lycées. Toutes ces dernières années, il a refusé d'ouvrir les nouvelles sections et classes d'avenir, pourtant demandées à maintes reprises par le municipalité conduite par F.Meyroune.

C'est le même Conseil Régional socialiste qui, depuis l'incendie criminel survenu au début du mandat du maire (UMP) F.Boucher, a laissé pourrir la situation. Il a vidé le lycée de bon nombre de ses élèves, refusé les travaux de remise en état pour mieux aujourd'hui essayer de justifier la fermeture.

C'est l'abandon sur son territoire d'un bon équipement éducatif, dans une zone pourtant prioritaire et sensible, par le député socialiste de la circonscription qui garde un silence absolu depuis l'annonce de la fermeture.

C'est le refus, lors de la dernière réunion du conseil communautaire du Migennois, par les deux élus locaux, Eliane Charlot et Bernard Esnault, aujourd'hui candidats présentés par le PS aux élections départementales du 22 mars, de voter la motion de soutien au lycée. Ils affirment cette fermeture "inéluctable" en s'en prenant à de vagues élus alors qu'ils savent bien que c'est le Conseil Régional qui gère les lycées avec le Rectorat qui représente le ministère de l'Education Nationale.

Et c'est enfin José Da Silva lui-même qui a refusé de voter la motion du 17 décembre contre la fermeture du lycée au conseil municipal de Migennes.

Alors , sans verser dans un antisocialisme primaire, il est difficile d'exonérer ses dirigeants, élus, candidats de la totale responsabilité de cette catastrophe pour Migennes et le Migennois. J.Da Silva peut continuer à s'agiter, à torturer les faits, c'est peine perdue; comme la mouche, il restera prisonnier dans son bocal. Et ce seront ses propres amis politiques qui auront posé le bouchon sur ce bocal où il s'est lui-même enfermé.

Claude Prévost ancien 1er adjoint de Migennes conseiller municipal