La dimension sociale de l'Europe n'y est pas réellement renforcée. La « Charte des droits fondamentaux » n'est toujours pas intégrée à part entière dans le traité. L'application contraignante de celle-ci qui était notre revendication principale, reste à géométrie variable puisque la Grande Bretagne en est dispensée. Le rôle des partenaires sociaux et la place du dialogue social ne sont pas renforcés. Si l'objectif de « concurrence libre et non faussée » a été supprimé du traité lui-même, le concept est repris à maintes reprises dans le traité sur le fonctionnement de l'UE et fait l'objet d'un protocole additionnel. La clause de « non atteinte à la libre concurrence » reste la règle générale applicable aux Services Publics. La séparation entre Services d'Intérêt Général (SIG) et Services d'Intérêt Economique Général (SIEG) continue à poser un problème majeur. Elle renvoie tous les secteurs des transports, de la communication, de la santé et de l'énergie à la logique concurrentielle. Nous sommes très loin de la définition d'une véritable Europe sociale et démocratique qui permettrait de développer de grands projets communs comme dans les domaines de l'énergie, de la recherche, de la formation, des grands équipements collectifs. La Cgt ne peut, dans ces conditions, que réitérer sur ce nouveau traité l'appréciation négative qu'elle avait portée sur le précédent projet de traité constitutionnel. Elle agira pour que les citoyens français soient consultés par référendum avant toute ratification". Communiqué du 7 novembre 2007