Ce nouveau traité n'est pas un "mini traité". Il reprend presque intégralement le traité constitutionnel rejeté par les français lors du référendum du 29 mùai 2005. Les collectifs pour une alternative au libéralisme et tous ceux qui avaient combattu le traité constitutionnel refusent son jumeau pour les mêmes motifs:il consacre le caractère néo-libéral et anti-démocratique de l'actuelle construction européenne. La manoeuvre de N.Sarkozy pose un problème encore plus grave qui devrait réunir tous ceux qui sont attachés au respect de la démocratie, qu'ils soient pour ou contre ce nouveau traité. Ségolène Royal s'était engagée, au nom du PS, en faveur d'un référendum. Respecter cet engagement ne consiste pas à dire que l'on désapprouve la ratification par le parlement, mais impose d'agir pour lui faire échec et pour obliger le Président de la République à organiser la consultation populaire. Si, au contraire, ils prêtaient la main au coup de force, le PS et ses parlementaires prendraient une grave responsabilité. Yves Salesse 9 janvier 2008