Je copie ce texte sur le blog de Clémentine Autain. Elle ne m'en voudra pas. Je rappelle que le comité départemental pour un référendum se réunit demain à Auxerre à 19h30 maison de quartier, rive droite. juste à côté de la gare. Voici ce qu'écrit Clémentine qui aurait dû être la candidate de la gauche d'alternative aux présidentielles de 2007.

J’ai appris que le processus de ratification du mini-traité s’accélérait : le 13 décembre passage à l’Assemblée Nationale et le 28 janvier au Sénat. Mais le plus préoccupant c’est la date du passage en Congrès que Nicolas Sarkozy a avancé au 4 février prochain. Ce coup de force est scandaleux. Le camp du « non » est bien décidé à ne pas se laisser faire. Je reçois d’ailleurs des mails dans tous les sens pour préparer la riposte. Il est donc nécessaire de se mettre tout de suite au boulot pour exiger un référendum sur le mini-traité. Cette consultation populaire est impérative.

En 2005, les Français ont été appelés à se prononcer “pour” ou “contre” le Traité établissant une Constitution pour l’Europe. Après un large débat démocratique et populaire, le résultat fut net : rejeté ! Aujourd’hui, Sarkozy veut imposer une version relookée de ce texte. Valéry Giscard d’Estaing - qui s’y connaît… - parle de “changements cosmétiques”, d’un “traité frère jumeau du TCE”. Au menu toujours : libéralisme économique, concurrence à tous les étages, atlantisme… Le pouvoir du Parlement est un peu renforcé mais pas dans les domaines les plus importants comme le social. Et il n’est pas question de nivellement des droits sociaux par le haut, ni de développement des services publics…

Puisque les Français ont dit non au TCE, les consulter à nouveau sur cette nouvelle proposition paraît logique. Ne pas organiser un nouveau referendum relèverait même du déni de démocratie. Chacun devrait en convenir, et ce quel que soit son point de vue par ailleurs sur le contenu du texte. Alors unissons-nous pour nous faire entendre !

Clémentine Autain