L'avenant 25 qui projetait la suppression de dessertes ferroviaires sur les lignes du Morvan a été repoussé au Conseil Régional grâce à l'intervention des élus communistes et d'EELV. Ci-dessous l'intervention de Patrick Blin:

Pour le groupe communiste l'avenant 25 à la convention TER va fragiliser la pérennité de l'exploitation des lignes du Morvan au-delà d'Auxerre. Notre groupe n'était pas pour un statu-quo. Il portait une réflexion globale les liaisons ferroviaires au départ de Laroche-Migennes en lien avec les besoins des populations. • Il est légitime qu'en 2015 les usagers souhaitent diminuer leur temps de trajet. L'Etat, la région et RFF ont investi pour renforcer la qualité, la fiabilité, le confort ainsi que le service rendu sur cette ligne. Une des traductions de ces actions devait conduire à l'augmentation de la vitesse des trains TER, conjuguer à la suppression des "coupes" en gare de Cravant, le souhait des usagers, voire usagers potentiels était réalisable. Mais faute d'investissements complémentaires, la vitesse n'a jamais été relevée, le plateau de voies des gares de Cravant et d'Auxerre n'ayant pas connu de travaux et ne permettant toujours pas d'entrée directe, contraignant des sorties et entrées de gare à faible vitesse, génératrices de perte de temps. L'absence de double voie entre Auxerre et Laroche-Migennes ne fait qu'amplifier cette situation. • La Région a modernisé le matériel. Il reste toutefois inadapté entre le nombre de passagers et la surcapacité des rames (220 places offertes) ce qui entraîne un surcoût d'exploitation. Les rames couramment utilisées sur ce type de lignes sont de type bi-caisse d'une capacité de 64 places. • Les propositions faites lors des réunions publiques s'appuient sur une mobilité multimodale. En fait il s'agit de détourner la formule de sa vocation première qui est, non pas de remplacer les circulations ferroviaires par d'autres modes de transports (taxi ou autocar), mais d'irriguer un territoire pour permettre à des populations éloignées des gares de venir prendre le train et par là-même développer les transports collectifs TER. L'absence de véritable gare routière en gare d'Auxerre est un handicap.

La région et la SNCF ont, comme sur d'autres dossiers, face au plan d'austérité imposé par l'Etat, qu'une vision économique, dans le sens économie budgétaire, de leur action. La mise en œuvre de cet avenant en l'état, auquel viendra s'adosser la modernisation de la ligne Laroche-Migennes/ Auxerre par son électrification laisseront la porte ouverte au plus mauvais des scénarii, repoussé depuis plus de 50 ans:

L'arrêt des circulations ferroviaires au-delà d'Auxerre.